Jacques-Louis DÔLE • Maire de 1993 à 2001
Jacques-Louis Dôle, d’origine vosgienne, fût Maire d’Épinay-Sous-Sénart pendant 3 mandats de 1983 à 2001.
Bien avant cela, il est d’abord séminariste dans l’Orne, puis exerce des fonctions de professeur d’Histoire/Géographie dans le public et dans le privé. Issu de la Démocratie Chrétienne, c’est naturellement qu’il devient syndicaliste à la CGC (Confédération générale des cadres), puis plus tard délégué syndical national. Il est alors nommé délégué permanent à l’ONU à Genève.
Il est aussi employé à la BFCE (Banque Française du Commerce Extérieur) où il est secrétaire du comité d’entreprise.
« Venant du Val de Marne, je suis venu habiter à Épinay-Sous-Sénart avec mon épouse le 1er avril 1974 et j’ai loué le dernier appartement laissé vacant (1% patronal) alors que je m’occupais du patrimoine du Val d’Yerres géré par la SCIC. »
Jacques-Louis Dôle est animateur de l’association Alpha visant à développer et structurer le tissu associatif et culturel du Val d’Yerres.
« J’ai été séduit par la ville d’Épinay où il y avait tant de choses à faire et de problèmes à résoudre. »
Membre du RPR (Rassemblement pour la République), Monsieur Dôle est approché par les membres de la section RPR locale et il accepte de prendre la tête de la liste de droite lors des élections municipales de 1983.
« Fort de mon expérience d’élu syndical, j’ai mené une campagne municipale qui est montée doucement en puissance, notamment grâce à une communication plus efficace en fin de campagne. » Stratégie payante, car il est élu Maire d’Épinay-Sous-Sénart face au Maire sortant communiste Pierre Bonningue.
Il va alors enchainer 3 mandats de maire.
Jacques-Louis Dôle aborde la politique de façon sereine. « J’estime qu’il y a de bonnes idées partout, même chez les autres. Les discussions ont toujours été ouvertes. Il y a des adversaires, mais pas d’ennemis… »
C’est ainsi, parce qu’il le trouve bon, qu’il va rapidement concrétiser le dossier Géothermie initié par son prédécesseur, Pierre Bonningue. « J’ai convaincu mon équipe, et dès 1986, la ville d’Épinay s’est dotée d’une centrale géothermique intégrée discrètement dans le paysage, et de tout un réseau pour alimenter en chaleur une grande partie de la ville grâce à ce système de chauffage non polluant et durable. »
Alors qu’Épinay-Sous-Sénart dispose de 2 CES (Collèges), Monsieur Dôle agit avec son équipe municipale pour transformer l’un des deux CES en lycée. C’est le CES Gérard Philipe qui devient ainsi le lycée Maurice Eliot, lycée indispensable qui assure depuis la continuité scolaire sur un territoire qui en est assez dépourvu.
Parmi les aménagements, Monsieur Dôle réussit à convaincre le préfet de l’époque de la nécessité de créer une nouvelle voie de pénétration dans Épinay dans sa partie sud, d’un point de vue sécuritaire, alors que seule la rue de la poste permet de sortir de la ville de ce côté. L’autorisation de détruire un immeuble permet de construire cette nouvelle voie d’accès via un nouveau rond-point et désenclave enfin la ville côté sud.
Jacques-Louis Dôle tend des ponts avec l’opposition locale et la vie politique se déroule dans un climat apaisé.
Durant ses mandats, Monsieur Dôle se consacre particulièrement à la jeunesse et il fait réaliser de nombreuses installations sportives.« Le Complexe sportif a été construit avec 1200 places assises et conçu pour accueillir également des évènements culturels. La construction du Stade Alain Mimoun a été réalisée et inaugurée en la présence de l’athlète. Le stade Roger Couderc a été également créé, ainsi qu’un parcours sportif le long des rives de l’Yerres. »
« Parmi les associations sportives phares de la ville, on trouvait à l’époque le CSMG (Club Sportif Municipal de Gymnastique) qui a obtenu d’excellents résultats. Le club a été champion de France. Il y a eu de grands gymnastes comme Patrick Mattioni qui a été sélectionné olympique. Il y a eu aussi un champion de France Junior avec le club de judo qui a été très performant. »
Durant cette période, Épinay-Sous-Sénart devient également ville étape du Tour de France, et cela sans hébergement. Un « Interville » est également organisé qui voit combattre sportivement Épinay et Boussy.
De nombreux évènements culturels sont organisés.
« Je me rappelle les concerts du guitariste Alexandre Lagoya et du groupe La compagnie Créole. »
L’équipe de monsieur Dôle créé aussi « Le café jeunes », entièrement dédié à la jeunesse et à vocation sociale.
Quand on lui demande comment se gère une ville, Monsieur Dôle répond :
« Une ville, c’est comme un être humain. Elle a ses battements, ses pulsations. On doit en prendre soin. On peut construire, mais on ne détruit pas sa mémoire. »
Jacques-Louis Dôle connait bien le code du travail. Cela lui a permis d’être un maitre d’ouvrage très rigoureux et très exigeant pour éviter les déboires futurs lors de constructions municipales.
En 2001, Jacques-Louis Dôle perd les élections. Il reste conseiller municipal de l’opposition jusqu’en 2008 durant le 1er mandat de Madame Scelle-Maury (DVG).
Jacques-Louis Dôle apprécie depuis toujours Épinay.Une partie de sa famille y habite toujours et il aime à y revenir très régulièrement.

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