Catherine DELCAMBRE

Catherine DELCAMBRE • Parmi les premiers habitants du nouvel Épinay

Catherine Delcambre est née le 26 avril 1955.

Ses parents s’installent en 1946 à Quincy-Sous-Sénart en location, puis partent habiter Massy en 1962 où ils achètent un appartement. Mais ils reviennent habiter la vallée de l’Yerres qu’ils adorent à Épinay-Sous-Sénart en avril 1967. Ils achètent un pavillon de plain-pied avec jardin dans la résidence des Anénomes, quartier de la Croix Rochopt. Catherine a 12 ans. Sa maman appelle sa nouvelle maison « Mon rêve ».

Début 1967, il n’y a pas grand-chose à Épinay. Il y a des champs partout.

« Seuls étaient construits notre résidence, celle des Bleuets, un immeuble rue Victor Hugo, et un autre immeuble vers la place du Marché. C’était tout. Il y avait des terrains vagues partout. Il n’y avait pas encore de commerçants, il fallait aller à Brunoy.

Dans le vieil Épinay, il y avait 2 cafés. L’un des deux faisait également épicerie et dépôt de pain. Il a fait son beurre à ce moment-là, comme on dit, car tous les nouveaux habitants venaient là et il y avait souvent la queue dehors. Pour aller à Brunoy, il n’y avait qu’un car le matin et un car le soir. On a beaucoup marché. C’était vraiment compliqué au début. L’actuelle mairie et les chalets autour étaient très délabrés.

C’est l’ancienne mairie qui était en service. C’est là que mes parents votaient. »

Puis les constructions s’accélèrent. Le petit centre commercial est édifié.
« C’était bien, il y avait une supérette, un libraire, une boulangerie, une pharmacie, un teinturier, etc… Et il y a eu un premier marché chaque semaine. »

« Avec mes copines, j’allais me balader sur les bords de l’Yerres. J’emmenais mon électrophone TEPPAZ à piles. On écoutait de la musique et on dansait. Il y avait des moutons et des vaches qui paissaient dans les prairies au bord de la rivière. L’ambiance était très champêtre. Un peu plus loin, dans la rue des vallées, j’observais avec plaisir les nombreuses hirondelles qui nidifiaient sous le toit des vieilles maisons. »

Catherine Delcambre raconte également qu’elle allait chercher le lait à la Ferme d’Épinay avec son pot-au-lait.

Plus tard, elle fait l’ouverture du collège Albert Camus à Brunoy pour sa 6e, puis l’ouverture du collège Gérard Philipe à Épinay pour sa 4e, puis elle part au lycée Talma à Brunoy qui vient d’ouvrir l’année d’avant. 

« Puis le grand centre commercial se construit. C’était vraiment très bien. On y trouvait deux boulangeries, une boucherie, une autre supérette, un teinturier, une mercerie, une bijouterie, un coiffeur, une banque, etc… »

Pour l’église au début des années 70, les sœurs auxiliatrices (actuel centre orthodoxe) avaient dû céder un petit bout de leur terrain pour construire une chapelle où furent baptisés un grand nombre de spinoliens. « Je fréquentais assidument la paroisse et j’ai participé à de nombreuses activités proposées à l’époque par les prêtres. J’ai été monitrice lors des camps de jeunes organisés l’été avec randonnées en montagne notamment. La paroisse d’Épinay organisait également de nombreux spectacles.

Elle était jumelée avec une ville du Bengladesh. Des comédies musicales étaient montées pour collecter de l’argent pour l’envoyer dans cette ville.

La paroisse était très active et très vivante. »

Devenue adulte, Catherine travaille sur Paris mais reste naturellement habiter à Épinay, d’abord en location puis comme propriétaire dans un appartement dans le quartier des musiciens. Elle aime beaucoup cette ville, y a ses amis.

Elle assiste au remarquable festival d’automne dédié à la musique classique qui a lieu place des fêtes. Elle participe aussi aux fêtes de la musique.

Elle rejoint la chorale La Brénadienne (Brunoy).

Le 8 juillet 1987, Épinay-sous-Sénart a l’honneur d’accueillir l’arrivée de la 8ème étape du Tour de France cycliste (départ de Troyes).

« J’ai pris mon après-midi pour y assister. C’était génial, on a pu voir les coureurs cyclistes de près comme laurent Fignon. Et le soir, on a eu droit à un super spectacle avec des cyclistes funambules suivi d’un grand feu d’artifice. »

Catherine regrette qu’Épinay ait toujours eu mauvaise presse. Elle est vraiment peinée de cela, parce que la commune en souffre toujours. Elle a dû parfois intervenir pour défendre sa ville suite à des remarques déplacées et déformées sur Épinay, relatées par des habitants des communes voisines.

« Épinay est une ville dynamique qui mérite mieux que sa réputation. »

Aujourd’hui, Catherine participe aux activités du service sénior et en est pleinement satisfaite.

« On peut y faire de la gym, de la musculation, du Tai-chi, de l’aquagym, de la danse…

Des sorties à la journée sont proposées comme la visite à Réau où l’on déguste des macarons, la découverte du moulin de Claude François à Dannemois, la visite du musée du Blues à Châtres-sur-Cher, une balade en baie de Somme, etc…

Il y a aussi des animations karaoké, le banquet des séniors qui est génial. »

Catherine participe également à l’atelier théâtre, suit des cours d’anglais.

Les activités du club sénior rencontrent un grand succès, il y a beaucoup de participants. « Le service sénior est vraiment au petit soin pour nous ! ».

Catherine a fortement apprécié les déambulations féériques à Noël avec des personnages hauts en couleur et des danseurs aériens qui ont accompagné le public dans les rues dans une ambiance magique et festive.

Elle assiste aux conférences proposées par le centre Joséphine Baker comme celle sur le sommeil ou celle sur le cerveau.

Elle va bien sûr à la MAC assister aux nombreux spectacles programmés. Parmi les derniers, « Tierra del Fuego » et la pièce sur Gisèle Halimi.

Elle a vu une pièce d’artistes en résidence à Épinay sur Agatha Christie après les avoir vu en répétition.

Avec ses amis, elle a adoré la balade artistique sur les bords de l’Yerres en 2023 dans le cadre des « Balades extraordinaires ».

Aujourd’hui encore, Catherine Delcambre se rend sur les bords de l’Yerres pour y faire des pique-niques avec ses amis. Elle s’y sent bien et apprécie cet environnement proche et préservé de la rivière. Elle effectue des marches en forêt de Sénart et dans la vallée.

« J’ai retrouvé avec plaisir les vaches et les moutons au bord de l’Yerres que j’avais connus enfant. À Épinay, on vit dans un écrin de verdure, on a de la chance. »