Le patrimoine historique d’Epinay-sous-Sénart est pour l’essentiel concentré dans le vieux bourg et sur les bords de l’Yerres.

L’Hôtel de Ville et son parc

Cette demeure de style Louis XIII date de 1891. Elle est construite sur l’emplacement d’une maison bourgeoise ayant appartenu aux Génovéfains puis à Jean-Baptiste DEHARAMBURE.

Eugène RITT acquiert le terrain en 1869. Il y fait démolir la maison existante et construire le château actuel.

Après sa mort en 1898, sa veuve, Rose VELLER, adopte leur jeune protégée, Charlotte LESBROS qui hérite ainsi de la propriété d’Epinay-sous-Sénart, et deviendra l’épouse de Jacques FROMENT-MEURICE. Les RITT puis les FROMENT-MEURICE possèdent le château et la maison qui lui fait face, qui sert d’écurie et de remise pour les véhicules.

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En 1934, un voisin et ami de la famille, Henri CAFFIN, rachète la propriété lorsqu’elle est vendue par adjudication. La mère d’Henri, Cécile CAFFIN, veuve de Jules CAFFIN, était déjà propriétaire du Grand chalet normand, qu’elle avait fait construire sur l’emplacement de la maison que lui avait vendu en 1899, l’une de ses cousines, Laure, veuve de Jean-Louis BOURET et grand-mère du peintre Maurice ELIOT.

Henri CAFFIN décède en 1947 et laisse l’usufruit de sa propriété à sa femme, Madeleine, qui meurt à Paris en 1960. Peu de temps avant sa disparition, elle cède le château et le parc, avant expropriation, à la Caisse des Dépôts et Consignations.  Les descendants de la famille CAFFIN vendent le reste de la propriété familiale en 1962 à la Caisse des Dépôts et Consignations.

Laissée à l’abandon, la magnifique demeure est rachetée le 26 septembre 1967 par la Municipalité, sous le mandat de Roger BITEAU, afin d’y transférer la nouvelle mairie. L’ouverture au public a lieu en 1969. Seuls le sous-sol, le rez-de-chaussée et le premier étage sont alors aménagés, le second étage le sera deux ans plus tard.

Le Grand chalet normand est aménagé en 1969 pour devenir le centre de loisirs municipal. Face à la forte augmentation du nombre d’enfants, un nouveau centre de loisirs voit le jour et le Grand chalet devient le Centre culturel Maurice Eliot en 1988. Quant au Petit chalet, qui servait à l’origine d’orangerie, il abrite actuellement des activités proposées par les services municipaux et les associations de la ville.

La Maison Sainte-Hélène

HISTOIRE. Maison Sainte HélèneLa Maison Sainte-Hélène a été construite en 1806 par un avocat à la cour, Pierre-Nicolas BERRYER, qui s’est notamment illustré en défendant le Maréchal NEY. Cette demeure était une villégiature pour la famille qui vivait principalement à Paris. La maison était entourée d’un verger, d’un jardin d’agrément et de son bassin.

En 1836, la propriété est vendue à Jean-Baptiste HOUSSET, un agent de change parisien, et à son épouse, née Marie Augustine HERARD DE VILLIERS.

En 1861, désormais veuve, elle en fait donation aux sœurs de la Compagnie des Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul. Ce don, en mémoire de la fille du couple, Hélène, morte brutalement à l’âge de dix ans, fut fait sous la condition que la propriété soit consacrée à l’accueil de jeunes filles orphelines ou malades et qu’elle porte le nom d’« Orphelinat Sainte-Hélène ».

Pendant près de 100 ans, des jeunes filles envoyées par les hôpitaux de Paris viennent achever leur convalescence au bon air du Val d’Yerres et continuer leur scolarité.

En 1963, la congrégation transforme l’établissement en maison de retraite pour religieuses.

Depuis le 1er décembre 2013, la Maison Sainte-Hélène est devenue un « Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes » (EHPAD). Aujourd’hui, 29 sœurs et 1 père partagent les lieux avec 18 laïcs. A l’issue des travaux en cours, cet EHPAD aura une capacité de 72 places.

La Maison Sainte-Geneviève

À l’origine, cette belle demeure s’appelait le « Clos Nicole ». L’histoire singulière du Clos Nicole a pour origine une modeste maison de maître construite au XVIIème siècle sur les anciennes terres de l’Abbaye Sainte-Geneviève. Ce bâtiment prit au XXème siècle une vocation religieuse lorsqu’il fut racheté, en 1952, par la Congrégation des sœurs auxiliatrices du Purgatoire.

Elles aménagèrent une chapelle, un grand réfectoire et bâtirent plusieurs édifices annexes. L’action caritative des Sœurs Auxiliatrices a durablement marqué l’histoire de la commune.

Depuis le 1er septembre 2009, un séminaire de l’Eglise Orthodoxe du Patriarcat de Moscou s’est installé dans la Maison Sainte-Geneviève, dans le cadre d’une donation au diocèse de Chersonèse par les Sœurs Auxiliatrices.

Depuis l’installation du Séminaire orthodoxe russe, d’importants travaux de rénovation y ont été réalisés. Ils ont notamment permis d’embellir et de réaménager la chapelle intérieure, inaugurée en 2012 dans son nouvel aspect, qui est décorée de splendides fresques de style byzantin-russe tout à fait unique en France.

Une magnifique église en bois a également été édifiée dans le parc. Donation d’un entrepreneur russe, elle a été transportée, pièce par pièce, depuis la ville de Tver, au nord de la Russie. Ornée d’une majestueuse iconostase, il s’agit d’un véritable chef-d’œuvre. L’église Notre-Dame de la Nativité a été inaugurée le 21 septembre 2014, à l’occasion des Journées européennes du patrimoine, par Monsieur Georges PUJALS, Maire d’Épinay-sous-Sénart, et l’Ambassadeur de Russie, Monsieur Alexandre ORLOV.

Le Séminaire orthodoxe russe d’Epinay-sous-Sénart est le premier et, à ce jour, le seul établissement de formation des membres du clergé de l’Église orthodoxe russe en Europe occidentale.

Situé au 4 rue Sainte-Geneviève, la chapelle et l’église sont accessibles au public pendant les célébrations liturgiques ainsi que tous les week-ends. Pour plus de renseignements, voir le site internet du Séminaire orthodoxe russe : www.seminaria.fr

 

L’atelier de Jacques FROMENT-MEURICE

atelier Froment Meurice 3En plus du château, Charlotte LESBROS-RITT hérite d’une propriété au lieu dit « Le Rôle des Vignes ». Son époux, Jacques FROMENT-MEURICE, y installe son atelier d’artiste. Il y réalise plusieurs de ses œuvres les plus célèbres : un bas-relief « la fuite en Egypte » qui est visible à la mairie de Pantin et une sculpture « Chopin au piano et sa muse » qui se trouve dans le Parc Monceau à Paris.

La famille FROMENT-MEURICE quitte la commune en 1933.

Le dernier propriétaire, Monsieur DUBUISSON, vend sa propriété en 1968 à la Ville de Maisons-Alfort, dont les enfants venaient à Epinay en colonie de vacances en juillet et août depuis plusieurs années. La Ville de Maisons-Alfort décide d’y construire son centre de loisirs.

L’ancienne Mairie-école

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En 1841, Jean-Baptiste DEHARAMBURE fait don à la municipalité d’une maison, rue de Boussy, afin de servir d’école. Avec le temps, elle s’avère trop petite.

Henri LOT lègue, par testament, une somme de 10 000 francs afin d’aménager une école plus grande. Cette somme permet d’acquérir des terrains, toujours rue de Boussy, et de faire construire un bâtiment unique qui existe encore aujourd’hui. La nouvelle Mairie-école est inaugurée le 30 septembre 1883.

Le Moulin à huile et le Lavoir

Trois moulins ont fonctionné à Epinay-sous-Sénart. Le plus célèbre est le Moulin à huile, datant du XVème siècle, qui comme son nom l’indique, avait pour finalité la fabrication d’huile de noix.

Il figure déjà sur le plan de 1480 mais c’est au XVIIIème qu’il connait son heure de gloire. Afin d’alimenter en eau les bassins et cascades de son château, Jean PARIS de MONTMARTEL, comte puis marquis de Brunoy et seigneur d’Epinay, fait creuser un canal, entre 1732 et 1738.

Le Moulin est ainsi transformé en une sorte de pompe permettant l’arrivée d’eau au château.

Il fait partie de la propriété CAFFIN qui sera vendue à la Caisse des Dépôts et Consignations dans les années 1960. La Municipalité l’acquiert en 1990, ainsi que le Lavoir, situé non loin de là.

Jadis, les lavandières venaient rincer leur linge dans les eaux claires de l’Yerres et le faisaient sécher sur ses rives. Au milieu du XIXème siècle, la plupart des communes se dotèrent d’un lavoir municipal, généralement aménagé à proximité d’un pont ou d’une passerelle.

Le Viaduc

En 1846, l’Etat décide de construire une ligne de chemin de fer allant de Paris aux rives de la Méditerranée, en passant par Lyon. A cette époque la diligence amène les voyageurs de Paris à Lyon en 5 jours.

Cette voie de communication passant par Epinay va faire subir au petit village un bouleversement profond. D’abord en lui enlevant 7 hectares de superficie (destinés à la construction du viaduc et au passage de la voie ferrée) et ensuite en le coupant en deux. Les travaux du viaduc commencent début septembre 1846. Les pierres nécessaires à sa construction proviennent de deux carrières situées à Epinay, l’une aux Rôles des Vignes (actuelle rue Henri Lot) et l’autre à la Plaine (derrière les Cinéastes). Les travaux vont durer jusqu’au printemps 1848.

Viaduc-patrimoineLe viaduc est mis en service en 1849. La ligne est inaugurée le 9 septembre 1849 par Louis Napoléon Bonaparte, Président de la République et futur empereur. Le viaduc séduit par la vue qu’il offre et impressionne par ses dimensions : 28 arches de 10 mètres d’ouverture et même presque 33 mètres à son point le plus haut. Désormais, la ligne est lancée et rencontre un succès croissant. 7 trains circulent tous les jours dans les 2 sens et il faut 50 minutes pour rejoindre Paris depuis Brunoy.

Le nombre de voyageurs progressant fortement, cela oblige à augmenter la fréquence des trains et donc il faut élargir les voies. Un élargissement du viaduc est alors nécessaire qui conduira au doublement de cet ouvrage. 150 ouvriers y travaillent entre juillet 1907 et avril 1909.

Le rond-point Jacques ANQUETIL

Le 8 juillet 1987, Epinay-sous-Sénart a l’honneur d’accueillir l’arrivée de la 8ème étape du Tour de France cycliste (départ de Troyes).

La tribune de presse est installée à l’angle de la rue du Boisselet et de l’avenue du 8 mai 1945. Dans cette tribune, l’ancien coureur cycliste Jacques Anquetil, quintuple vainqueur du Tour de France, commente en direct l’arrivée de l’étape pour la télévision.

Lorsque le rond-point est inauguré le 4 juin 1988, la municipalité décide de lui donner le nom de Jacques ANQUETIL, lequel est décédé quelques mois plus tôt.

Le 23 septembre 1989, une sculpture en bronze de l’artiste essonnien Alex GARCIA baptisée « La bicyclette » est érigée face au rond-point, en hommage au champion français.